vendredi 11 septembre 2009

Mind map or linear notes?

(version français ci-dessous)

One oft-cited use of mindmapping is in note-taking. Paging through Tony Buzan's "The Mind Map Book", it would seem that using mindmaps for note-taking is far and away the best method, for many reasons:
- considerable savings of time, by concentrating on key words
- increased creativity and memorisation through the juxtaposition of concepts
- the use of colors and pictures also improves memorisation
- learning objectives are foregrounded better
- increased analytic clarity (and so on...)

De Bono makes the same sort of contrast between "vertical thinking" (analytical and argumentative) and "lateral thinking" (creative and innovative).

However, I've run head-on into resistance from students and their habits. In the two examples below, I experimented with two ways of presenting the same ideas. While studying an excerpt from James Baldwin's novel "Go Tell It On The Mountain", I worked differently with two groups of students from the same class: with one group, I noted students' ideas in the form of a mind map, while with the other group we made linear notes.

Example with a mind map:

















Example with a linear list:


According to my students' comments, they found the mind map "all muddled up". "That is what we're supposed to copy into our notebooks?" they asked. Sure, it's only one example, but even though I'm convinced mindmapping is an effective technique (as you may well have guessed) I fear that they may need rather a lot of time and exposure before the advantages of mind mapping begin to be felt.

An experiment which doubtless needs more work and deeper analysis. Please add your comments.

Cheers, --- Phil

jeudi 10 septembre 2009

Carte mentale ou notes linéaires?

Un usage souvent cité pour les cartes mentales, c'est la prise de notes. En lisant le livre de Tony Buzan, "The Mind Map Book", l'usage de cartes mentales pour la prise de notes l'emporte haut la main, pour de très nombreuses raisons:
- un gain de temps considérable, en concentrant sur les mots clés
- mémorisation et créativité accrues par la juxtaposition des concepts
- l'utilisation de couleurs et d'images améliore aussi la mémorisation
- les objectifs pédagogiques sont mieux mise en relief
- clarté analytique accrue (et j'en passe)

Cela rejoint aussi le contraste fait par de Bono entre la pensée "verticale" (analytique et argumentative) et la pensée "latérale" (créative et innovante).

Cependant, je me heurte aux habitudes des élèves. Dans les deux exemples ci-dessous, j'ai tenté l'expérience de deux façons de présenter les mêmes éléments. Dans l'étude d'un extrait du roman "Go Tell It On The Mountain" de James Baldwin, j'ai travaillé avec deux groupes d'élèves dans la même classe: avec un groupe, j'ai noté les idées des élèves en forme de carte mentale, avec l'autre groupe, en forme de notes linéaires.

Exemple avec carte mentale:
















Exemple avec liste linéaire:

D'après les commentaires des élèves, ils ont trouvé la carte mentale trop "brouillon". "C'est ça que nous devons noter dans nos cahiers?" ont-ils demandé. Certes, ce n'est qu'un exemple, mais bien que je sois plutôt partisan des cartes mentales (comme vous l'aurez deviné) je crains qu'il ne faille un certain temps d'adaptation pour que les avantages des cartes mentales se fassent ressentir.

Expérience sans doute à renouveler, et à analyser en profondeur. J'attends vos commentaires.

Cheers, --- Phil

samedi 23 mai 2009

Utiliser les cartes mentales avec les élèves

Les cartes heuristiques, ou "mindmaps", sont à la fois pratiques et ludiques, nous aidant à organiser nos idées et planifier nos projets. Mais comment s'en servir avec nos élèves, pendant ou en dehors de nos heures de cours? Quelle plus-value pédagogique pouvons-nous en tirer? Pour moi, c'est la question clé que nous devrions nous poser, car l'amélioration du processus d'apprentissage de nos élèves doit rester notre souci majeur. J'aborderais donc plusieurs utilisations que je crois intéressantes et qui sont souvent citées dans les articles que vous trouverez sur Internet.

Un début de séquence sur le clonage.1) Brainstorming: C'est l'utilisation la plus évidente, et la plus facile à mettre en place. Cela fait longtemps que je m'en sers dans mes cours d'anglais, mais de façon informelle, sans vraiment réfléchir sur la spécificité d'une représentation par "mindmapping". J'écris un mot au centre du tableau, souvent le thème ou le problème de société que nous allons aborder par la suite, et je transcris tout ce que disent les élèves. Ils font des associations d'idées, cherchent les causes et les conséquences, ou les avantages et les inconvénients. Dans un cours de langue, cela permet d'aborder quelques éléments de vocabulaire, et de dégrossir le sujet pour les moins avertis. Bien sûr, vous n'avez pas besoin d'un logiciel pour pratiquer le "brainstorming" de cette façon, la craie ou le feutre feront aussi bien l'affaire. L'exemple donné ici est fait à la main sur un TBI (tableau blanc interactif) Interwrite.

Dans un atelier eTwinning récent, organisé par Pierre Auboiron, "Mindmapping and creative thinking", Karine Nimeskern, professeur d'allemand en collège à Paris a parlé de sa pratique du "brainstorming":

"Avant de m'inscrire à cet atelier, je faisais du mind mapping sans le savoir et, surtout, je le faisais à petite échelle. Je faisais du brainstorming ou des Assoziogramm, en allemand.
Préparer un voyage en Autriche, Karine NimeskernOn a l'habitude en langues à partir d'un mot, de dresser un champ lexical, ou, à partir d'un radical, de constituer une famille de mots (par phénomènes de dérivation, composition… La langue allemande est qualifiée de "langue lego".) Cela sert de bilan initial ou final en vue d'un apprentissage.
D'autre part, je m'en sers parfois pour faire le bilan initial des connaissances des élèves sur un thème. J'ai mis dans mon répertoire "premiers essais" un exemple réalisé par une classe de 3ème européenne en travail préliminaire à un voyage en Autriche.
"

2) Prise de notes: Cette idée est abordée par beaucoup de collègues dans les divers articles que j'ai pu lire sur Internet, par exemple sur le site "Pensée Libre", où vous trouverez pléthore d'exemples de mindmaps produites par les élèves. Je dois avouer que je n'ai pas encore franchi le pas; si les séances de "brainstorming" que j'ai faites avec mes élèves leur ont donné l'idée d'organiser leur prise de notes en dessinant des cartes mentales, ils ne me l'ont pas dit. Ils ont certainement pris en note les "mindmaps" que nous avons développées au tableau ensemble, mais le travail d'entrainement en prise de notes par "mindmap" reste à faire.

3) Aide à la mémorisation: Une autre idée souvent évoquée, qui à mon avis découle de la précédente. Si l'élève prend des notes pendant un cours, c'est en principe pour mieux s'en souvenir, et pour réviser le cas échéant avant un contrôle. Réviser sa "mindmap", ou en faire une neuve aiderait peut-être le processus de mémorisation. Selon les gurus de "mindmapping" comme Buzan, cela ne fait pas de doute.

4) Planification de projets: Parmi les activités que Pierre Auboiron a suggérées pour le jour 2 de cet atelier, nous avons fait des mindmaps de nos projets eTwinning. Si nous poussions le concept un peu plus loin, ce processus de mindmapping pourrait servir non seulement à décrire notre projet mais à le développer, à préciser des choses, à trouver de nouvelles idées et de nouvelles façons d'avancer dans nos projets collaboratifs. Voici la carte du projet de Karine, en Allemand, développée avec le logiciel Freemind.

De la même manière, si nous pratiquons, au moins de temps en temps, la pédagogie de projet avec nos élèves, que ce soit par le biais de l'approche actionnelle préconisée par le CECRL (Cadre Européen Commun de Référence pour les Langues), avec des WebQuests ou autrement, nous pourrions demander à nos élèves d'utiliser le mindmapping à différents moments de leur projet. Encore une fois, je ne l'ai pas encore fait avec mes élèves, bien que je pratique plusieurs fois par an la pédagogie de projet. Donc, je suis très intéressé par vos commentaires.

Cheers, --- Phil

dimanche 26 avril 2009

Online collaborative mindmapping tools: Bubbl.us

(Version française ci-dessous)

Creating a mindmap doesn't necessarily require a complex piece of software and a lengthy training period. There exists a variety of online mindmapping tools, such as Mindmeister, Mindomo, Mind42 or Bubbl.us. Let's take a look at this last tool, Bubbl.us, and what it can be used for in the context of student work.

Here is a first example of a heuristic map created with Bubbl.us, which presents grammatical structures used to express hypotheses in English. As soon as the map loads, you can zoom in, zoom out or move the map around using your mouse.








On the Bubbl.us website, you create a free account, and can immediately begin weaving your mindmap. The controls are extremely simple, and you can add content balloons either by clicking on the tools inside each bubble, or by using the "enter" and "tab" keys. Admitedly, it is impossible to modify the size or the font of characters, and you can't add pictures, links or annotations either. You can change the colour of individual text balloons and modify their position on the map and the lines linking them, but you don't have access to the sometimes bewildering variety of options in dedicated mindmapping software like Inspiration, Mind Manager or Freemind.

Is this truly a drawback? That depends on what it is that you want to do with it. But by far the most interesting function within Bubbl.us is the possibility of working collaboratively with other users, in real time, on the same mindmap. All you need to do is search for and select other users, for example a group of students in your school's computer room, and give them "full edit" access to your mindmap. From that point on, all those with "full edit" access can freely modify, add or delete in part or in full any element or branch on the mindmap. All that remains is to think up the sort of collaborative project you want to set in motion, and the group of participating students or teachers can work together to share their ideas, in real time or hours or days later, to develop together a branching representation of the theme or project they're working on.

Of course, the idea of using this sort of collective brainstorming process for international projects like eTwinning hasn't escaped me. I'll tell you more once I've had the chance to test this form of collaborative brainstorming within my eTwinning project "Saving our Planet", both working with the other teachers to organize details about next year's modifications to our project, and with students who will be able to use Bubbl.us to work together with their international partners to create heuristic maps of their project ideas together.

Les cartes collaboratives en ligne: Bubbl.us

(English version above)

Créer une carte mentale ne nécessite pas forcément un logiciel complexe et une période d'apprentissage. Il existe de nombreux outils de création de cartes mentales en ligne, comme Mindmeister, Mindomo, Mind42 ou Bubbl.us. Regardons un peu ce dernier outil, Bubbl.us, et ce à quoi cela peut servir dans le travail avec les élèves.

Voici un premier exemple de carte heuristique créée avec Bubbl.us, pour présenter les structures grammaticales en anglais des hypothèses. Une fois chargée, vous pouvez zoomer, dézoomer ou déplacer la carte avec la souris.








Sur le site de Bubbl.us, vous créez un compte (gratuitement) et vous pouvez commencer tout de suite à tisser votre carte mentale. Les commandes sont d'une rare simplicité, et vous pouvez ajouter des bulles de contenu soit en cliquant sur les outils à l'intérieur de chaque bulle, soit avec les touches "entrée" et "tab". Certes, il est impossible de modifier la taille ou la police des caractères, et vous ne pouvez pas non plus ajouter des images, des liens ou des annotations. Vous pouvez changer la couleur des bulles, et modifier à souhait leur position sur la carte et la filiation des liaisons entre elles, mais vous ne trouverez pas la panoplie de fonctions avancées des logiciels dédiés comme Inspiration, Mind Manager ou Freemind.

Est-ce vraiment un inconvénient? Cela dépend de ce que vous avez envie de faire. Mais la fonction la plus intéressante sur Bubbl.us, c'est la possibilité de collaborer à plusieurs, en temps réel, sur la même carte. Pour cela, il suffit de rechercher et de sélectionner d'autres utilisateurs, par exemple les élèves d'une classe dans la salle informatique de l'établissement, et de leur donner un accès "full edit". A partir de ce moment, tous ceux qui ont été autorisés à éditer la carte en cours peuvent librement ajouter, supprimer ou modifier toutes ou une partie des bulles et des arborescences sur la carte. Il ne reste qu'à concevoir le genre de projet de collaboration que vous souhaitez mettre en place, et l'ensemble des participants pourront partager leurs idées, en temps réel ou en différé, pour développer ensemble une arborescence d'idées sur le thème abordé.

Bien évidemment, l'utilité de ce genre de "brainstorming" partagé pour les projets internationaux comme eTwinning ne m'a pas échappé. Je vous en dirai plus dès que j'aurai eu le temps de le tester au sein de mon projet eTwinning Saving Our Planet, à la fois pour une collaboration entre professeurs afin d'organiser la suite du projet, et pour la collaboration entre élèves, qui pourront avec Bubbl.us travailler de concert avec leurs partenaires internationaux en créant des cartes heuristiques collectives.

mercredi 8 avril 2009

La Pensée Latérale et les Cartes Mentales

Cela fait quelque temps que le concept de la "pensée latérale" de Edward de Bono est entré en scène, depuis son livre de 1967, "The Use of Lateral Thinking" (Jonathan Cape, London). Nous avons vu, pendant son discours à Prague, le pouvoir de persuasion de la représentation visulle avec ses esquisses sur le vif, comprenant à la fois des schémas et des images non-verbaux et des mots-clés évocateurs. Nous avons regardé et, d'une certaine façon, participé à l'exposition organique au fur et à mesure que ses idées se sont déployées devant nos yeux, captant ses messages bien autrement que la façon dont on perçoit des représentations statiques de ces mêmes idées.

"Vous ne pouvez pas creuser un trou dans un endroit différent en creusant le même trou plus profondément."

La pensée latérale encourage et soutient le processus d'apprentissage en nous libérant de l'approche linéaire de la pensée critique qui recherche la "valeur de vérité" des idées. Les cartes heuristiques, qu'elles soient réalisées à la main ou avec deslogiciels tels que Freemind, Inspiration ou Mind Manager, soutiennent aussi cette approche par la "pensée latérale" par le moyen d'un arborescence d'idées reliées entre elles. Elles nous encouragent à faire un saut intuitif d'un ensemble de concepts à un autre, tandis que la pensée critique avec sa logique déductive argumentée a tendance à décourager de tels sauts. Voici un exemple de carte heuristique créée pendant la séminaire de Prague où, partant d'une réflection sur les "conditions de la créativité", le groupe de professeurs a essayé d'énumérer les conditions nécessaires pour encourager la créativité chez nos élèves. Notre schéma est presque achevé quand on vient nous imposer d'intégrer une chaussette à notre plan - élément déstabilisant censé nous obliger à réfléchir autrement à notre construction logique, à penser "en dehors des cadres." Cet élément déstabilisant fait partie de la gamme de stratégies proposées par l'approche de la pensée latérale de de Bono.

Voici un autre exemple de carte heuristique, qui reprend les éléments d'un stage de formation continue avec des professeurs d'anglais en France travaillant sur le CECRL (le Cadre Européen de référence pour les langues) et l'approche actionnelle, en relation avec les outils informatiques. Les éléments sont représentés de façon hiérarchique, mais on commence à ressentir les limites de l'utilité de la carte. Avec la multiplicité de détails, il devient de plus en plus difficile de sortir de l'hiérarchie du schéma pour faire des liens "latéraux" ou transversaux. Un tel schéma nous pousse à recommencer la réflection en cherchant les bases d'une approche pédagogique où la multiplicité des outils et des considérations pourrait mieux prendre place.

Dans ce contexte, j'aimerais proposer l'exploration de deux ressources différentes mais liées à la réflexion sur la réflexion:
1) Le blog "Litemind" a présenté récemment le livre de Dr John Medina, "Brain Rules" qui dresse une liste de 12 principes décrivant la façon dont notre cerveau fonctionne le mieux. Il y a de nombreuses réflexions qui touchent les domaines de l'éducation et l'apprentissage des langues, et qui porteront aussi leurs fruits dans la conception de projets e-Twinning. Sans aller jusqu'à lire le livre, vous trouverez sur le site Litemind une exploration en forme de carte mentale qui pourrait être de nature à apporter beaucoup de choses à la table de discussion.

2)Le site web "Heuristiquement" ou "Visual Mapping" (en anglais) est un véritable carrefour d'information incontournable sur divers approches aux cartes heuristiques. Je suis persuadé que ce genre de représentation visuelle des idées, en forme de réseau, pourrait rendre de fières services à la fois pour présenter nos projets e-Twinning et pour encourager les élèves à échanger de façon plus efficace.

Cheers, --- Philip Benz

Lycée Pierre et Marie Curie, Châteauroux
Ambassadeur e-Twinning français

dimanche 5 avril 2009

Lateral thinking and heuristic maps

De Bono's concept of "Lateral Thinking" has been rolling around in people's heads since his 1967 book, "The Use of Lateral Thinking" (Jonathan Cape, London). We saw, during his presentation at the e-Twinning comference in Prague, the persuasive power of visual representation through his constant sketching, including non-verbal pictures, diagrams and evocative labels. We watched and, in a way, participated in the organic growth as his ideas unfolded before our eyes, and captured his messages in a way very different from the way we perceive static representations of those same ideas.

"You cannot dig a hole in a different place by digging the same hole deeper"
Lateral thinking encourages and supports the learning process by freeing us from the linear approach of critical thinking, which is concerned with the "truth value" of ideas. Heuristic maps, whether done freehand or with mindmapping software like Freemind, Inspiration or Mind Manager, also support this "lateral thinking" approach by presenting a web of interlinked ideas. They encourage us to make the sort of intuitive leap from one set of concepts to another, while critical thinking with its step-by-step deductive logic tends to discourage such leaps. Here is an example of a heuristic map created during the Prague e-Twinning seminar:

Here is another example, presenting a training session in French for English teachers working on the CEFR and the "action-based approach":

In this context, I'd like to encourage exploration of two different but related resources.
The Litemind blog recently presented Dr. John Medina’s book, "Brain Rules", which presents 12 principles describing how our brain works best. There is a lot of food for thought concerning education and language learning, and a lot of useful notions for e-Twinning projects. Without going as far as reading the book itself, a brief exploration of a mindmap summary of the book could bring a lot of ideas to the discussion table.

2) The website "Visual Mapping" or "Heuristiquement" (in French) is a real breeding ground and meeting point for different approaches to mind mapping. I'm convinced that this kind of network-based visual representation of ideas could be highly useful both in presenting our e-Twinning projects and in encouraging students to interact more effectively with their e-Twinning partners.

Cheers, --- Philip Benz

Lycée Pierre et Marie Curie, Châteauroux
French e-Twinning ambassador